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 Le plomb cet ennemi !

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Bouzic
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MessageSujet: Le plomb cet ennemi !   Lun 18 Jan 2016 - 8:16

Désolé c'est un peu long mais néanmoins très intéressant .



Que ce soit sur les questions d’énergies (entre les controverses concernant le nucléaire, le Gazole ou les fort mal nommés « biocarburant »), les Plantes génétiquement modifiées (en attendant les animaux génétiquement modifiés) sans oublier les nanotechnologies, les techniques intrusives sur notre vie privée, mais aussi les questions récurrentes  de santé publique (entre médicaments dangereux et absence de contrôle)  les traces de  l’importance de lobby scientifico industriels ne fait guère de doute dans le débat politique actuel. Ces lobbys constituent des groupes de pressions aptes à cacher une vérité scientifique (ou à en retarder l’échéance) en fonction des intérêts de leurs mandants. Leur rôle essentiel est d’être des « trafiquants de doute » selon l’heureuse formule d’un historien des sciences et des techniques qui explique que leur objectif consiste surtout à injecter du doute et de la méfiance envers les résultats des scientifiques qui contestent avec des arguments rationnels et documentés l’innocuité de leurs produits.  Or ces lobby ne sont pas nouveaux, ils ont une histoire qui explique en grande partie leurs comportements actuels, mais aussi ceux de leurs adversaires.  Cette histoire va être rappelée dans un ensemble de trois billet, dont celui-ci racontera la genèse de la question de « l’essence plombée », un  problème qui court des années 20 (dés qu’elles vont être mis en œuvre « l’essence plombée » sera désignée comme dangereuse par des scientifiques indépendants) jusqu'à aujourd’hui. Deux autres billets devraient suivre, l’un sur les questions environnementales et de santé publique soulevée par le tabac, et enfin du scandale sanitaire que constitue la question de l’amiante. D’autres secteurs, d’autres scandales, auraient pu être rappelés. Mais ceux-ci constituent un panel représentatif des pratiques actuelles, passées et sans doute future de ces groupes de pression.



Lavoisier et Du Pont de Nemours, fondateur de la dynastie

A l’origine de l’essence plombée

Le premier lobby techno scientifique a se constituer comme regroupement de scientifiques et d’industriels réunis dans des institutions ad oc et  a faire pression pour que ne soit pas reconnu les dangers du ou des  produits commercialisés par des entreprises hégémonique fut créé par Du pont de Nemours, inventeur et responsable de l’exploitation et de la commercialisation de « l’essence plombée » (aussi désignée par le nom de PTE (plomb tetra Etyl,) ou  Etyl (nom commercial), une innovation considérée aujourd’hui comme responsable de centaines de millers de morts… Cette firme tentaculaire et dominatrice va commencer à vendre de la poudre à canon (elle fera fortune durant la guerre de sécession) avant de se diversifier dans la chimie et dans l’innovation scientifico-technologique (elle est aussi responsable de désastres majeurs comme le gaz fréon, les CFC, et inventera le « Zyklon B » utilisé dans les camps d’extermination nazis, mais aussi le nylon, le téflon, et autres plastiques) Elle prendra une participation importante dans General Motors et songera a inventer des produits en rapport avec cet investissement. Elle mettra à pied d’œuvre Charles Franklin Kettering, l’inventeur du démarreur électrique sous sa marque « Delco » (qui est à l’époque une filiale de Du Pont et de General Motors) et qui a découvert un jeune ingénieur en mécanique, passionné de chimie, Thomas Midget, dont nous reparlerons.

Un des problèmes du moteur à essence (l’essence n’était pas le seul carburant possible à cette époque) dans les années 20 était son faible pouvoir explosif. L’indice d’octane, qui le mesure était trop faible, ce qui obligeait à avoir des taux de compression relativement bas, et une consommation importante (le fait d’augmenter le taux de compression du moteur réduit la consommation à performance égale) De plus les voitures étaient affectés d’un « cliquetis » très désagréable, surtout si comme la General Motors, on prétendait vendre des voitures de luxe. La firme Du Pont de Nemours venait d’acheter la firme automobile suite aux bénéfices considérables qu’elle avait accumulés suite à la première guerre mondiale. Elle décida de consacrer un de ses laboratoire de recherche pour trouver une solution a ce difficile problème et lança un redoutable chimiste et ingénieur en mécanique, Thomas Midgley .

La première solution envisagée fut de passer à l’éthanol, « l’essence des fermes », un alcool industriel fabriqué à partir des résidus agricoles, ou de se servir de celui-ci comme d’un additif propre à relever l’indice d’octane du carburant.  La GM, après quatre ans d’études en était arrivée à la conclusion que l’éthanol était l’additif à choisir. Les ingénieurs britanniques de la Standard Oil déclaraient que l’essence sans plomb additivée d’éthanol était la meilleure que le monde ait connue. Le célèbre Henry Ford prédisait dans une interview au Christian Science Monitor que « l’éthanol serait le carburant de l’avenir ». Quatre ans plus tard, sa Ford A était équipée d’un bouton pour régler l’alimentation du carburateur sur essence ou sur alcool.

Alors, sachant que le plomb est un poison et que l’éthanol a les mêmes propriétés que le PTE, pourquoi a-t-il été choisi par les industriels ? Tout simplement parque que l’éthanol présente un inconvénient majeur : il n’est pas brevetable. N’importe qui peut en fabriquer. Du Pont de Nemour par l’intermédiaire de son ingénieur de recherche chercha en urgence un additif tout aussi « efficace » que l’éthanol mais que la firme pouvait breveter. Elle en essaya plusieurs milliers avant de trouver par hasard celui qui répondait à ses demandes : le plomb tétra éthyle

La vie et la personnalité de celui qui découvris l’action antidétonante du plomb tétra Ethyle  demande de préciser un peu la biographie de ce personnage étonnant Thomas Midgley Jr. (18 mai 1889 – 12 novembre 1944) était un ingénieur mécanique américain et un chimiste. Midgley était une figure clé dans une équipe de chimistes, menés par Charles F. Kettering, qui a développé le plomb tetraethyl (le PTE) l'additif à l'essence aussi bien que certains de premiers chlorofluorocarbons (CFCs) et la mise au point du gaz fréon, Sur le cours de sa carrière, on a accordé plus de cent brevets à Midgley. Pendant qu'il a été loué pour ses contributions scientifiques pendant sa vie, les impacts sur l'environnement négatifs de certaines des innovations de Midgley ont terni considérablement son legs. L'historien de l'environnement J.R. McNeil dit que Midgley avait un plus grand impact sur l'environnement qu'autre organisme simple dans l'histoire mondiale. C’était un buveur invétéré, et un très bon parleur, il aimait prouver la non dangerosité de ses produits par lui-même (en se lavant les mains avec de l’essence plombée ou même en prenant des bains à l’essence plombée) Il a du interrompre plusieurs fois sa carrière professionnelle en raison d’intoxication au plomb et tomba mystérieusement malade lors de ses cinquante ans, ce qui le laissa paralysé jusqu'à ce qu’il s’étrangle à l’âge de 55 ans avec le harnais qu’il avait mis au point pour se déplacer seul dans sa maison.

La décision fut alors prise par la GM : le plomb serait la solution. Mais très vite la production d’essence plombée devint problématique, et un « accident industriel » eu lieu dans la première usine crée par General Motors pour produire l’additif  la Raffinerie Bayway dans le New Jersey. Par suite de l’absence totale de précautions et de mesures de sécurité, les 80 ouvriers de l’usine furent décimés par une vague extrêmement spectaculaire de saturnisme qui laissa 10 morts, 35 patients atteints de graves démences, plus des troubles plus ou moins sévère pour le reste du personnel. Le scandale fut énorme, et une commission parlementaire fut nommée pour prendre la mesure du danger propre à la production et à la consommation d’essence plombée. Commença alors l’opération de lobbying. Des personnalités du gouvernement, de l’administration furent « acquises » à la cause. Les instances de la ville de New York, qui pourtant avaient interdit l’essence plombée, baissèrent les bras. Il en alla de même avec le service fédéral de la santé publique après des batailles épiques d’experts. Et la planète entière roula à l’essence plombée !

La stratégie suivie par la General Motors pour échapper au scandale peut encore être montrée dans les écoles où on enseigne les stratégies de communication de crise. Tout d’abord, un « joint venture » fut trouvé avec une des plus grande firme productrice de pétrole, qui maitrisait plus que la GM les processus de production de masse de l’essence et de ses additifs. On fit porter l’essentiel de la responsabilité de la catastrophe écologique sur le directeur de l’usine où s’était déroulé le drame (en soulignant son incompétence) et on se mit à la recherche d’un scientifique, idéalement toxicologue, qui pourrait écarter tout danger de remise en cause du produit phare de la Général Motors et de Du Pont.  Le docteur Robert Kehoe pouvait intervenir

La constitution du lobby scientifico-industriel

La firme essaya bien dans un premier temps d'influencer des chercheurs de renom au sein du Service fédéral de santé publique en leur proposant des postes de consultants. Les chercheurs refusent. GM fait alors appel au bureau américain des mines, dont le but est de promouvoir l'activité minière, pour explorer les dangers du PTE. Tout est bien cadenassé: "Avant toute publication de documents ou d'articles, ces derniers devaient être soumis au commentaires, à la critique et à l'approbation d'Ethyl", indique le document cosigné par le bureau des mines et GM. Le contexte politique y pousse : « ce qui est bon pour GM est bon pour l’Amérique » déclare le président de la république démocrate, Roosevelt. Inutile de préciser que les Du Pont sont les plus généreux donateurs de son parti !

Les industries adoptent un discours offensif : "Vous dites que notre produit est dangereux. Nous disons qu'il ne l'est pas. Prouvez-nous que nous avons tort", déclare le bon docteur, Robert Kehoe. Lorsque des études publieront des conclusions accablantes, l'industrie remettra en cause la méthodologie, la partialité des chercheurs, la notion d'extrapolation à partir des tests sur les animaux notamment. On peut remarquer qu’il s’agit d’une tactique utilisée par d'autres acteurs, que ce soit l'industrie automobile, les industries nucléaires, de la chimie, du charbon, des marchands de tabacs, de pesticides, de l'amiante et plus récemment par des sociétés qui commercialisent des organismes génétiquement modifiés. Il incombe à ceux qui émettent des doutes de fournir la preuve de ce qu'ils avancent, pendant que le monde entier sert de cobaye...

Des études, issues notamment du bureau des mines, mettent en doute les dangers de l'essence plombée, soulignant au passage qu'aucune étude ne prouve cette dangerosité.
Rejetant le principe de précaution, les "scientifiques" au service d'Ethyl argumentent que les gouvernements locaux ne peuvent ainsi prendre des décisions "uniquement en fonction d'une probabilité éloignée"...


Le Dr Robert Kehoe, issu de l'Université de Cincinnati et médecin consultant en chef chez Ethyl va également, pendant des années, écrire des articles de propagande sur le plomb, avec le soutien des industries concernées. Son laboratoire, financé initialement par General Motors, DuPont et Ethyl, mènera ainsi des grandes études sur les avantages de l'essence plombée, occupant le vide laissé par les acteurs publics. Sa thèse est claire : le plomb existe à l'état naturel dans le corps humain. Les taux élevés décelés chez les patients "contaminés au plomb" sont donc normaux et inoffensifs...

En même temps que la Général Motors et du Pont utilisaient leur entregent et leur argent pour faire du professeur Kehoe le scientifique « incontestable » sur le sujet du plomb, celui-ci utilisait son influence et son entregent pour tenter de «noyauter » les réseaux de spécialistes et d’expertise toxicologique avec un certain succès. Même si certains scientifiques dénonçaient les dangers de l’essence plombés, leurs cris d’alarmes restaient inaudible, noyés auprès de la somme considérable d’avis a priori scientifiques indiquant qu’il n’y avait aucun danger. Cette façon de rejeter les avis négatifs dans la marginalité servira ensuite a bien des industries dominantes dans leurs secteurs, et dont les spécialistes lui doivent tout. Le nucléaire et les OGM ont été à bonne école.  

Les scientifiques sacrifiés : quand dénoncer l’essence plombée pouvait vous couter votre carrière

Au début des années 70, les industries concernées remarquent un changement d'attitude dans l'opinion publique et au sein du monde politique.

Les questions quant à la pollution atmosphérique deviennent de plus en plus pressantes. Les préoccupations écologiques voient le jour dans un contexte de montée des contestations. L'aura de l'essence plombée commence également à se ternir.Ce phénomène est également accentué par les recherches menées par le Dr Clair Patterson, un géochimiste qui cherchait à établir l'âge de la Terre.
Ses recherches l'amènent à la conclusion suivante : l'homme industriel a multiplié sa charge en plomb par cent et les niveaux de plomb dans l'atmosphère par mille !Les thèses développées pendant des années par Robert Kehoe perdent d'un coup tout leur crédit.

Mais Clair Patterson payera cher la publicité faite autour des résultats de ses recherches. Son contrat de longue date avec le Service fédéral de la santé publique ne sera pas renouvelé tout comme un contrat avec l'Institut américain du Pétrole. Ethyl a même fait pression pour qu'il soit renvoyé de l'université.

Un autre scientifique fut victime de l’énorme pression sociale dont était capable Ethyl, le professeur Hébert Nedlemann, pédiatre neurologue Celui-ci se battait contre « l’épidémie de saturnisme » qu’il constatait, et les ravages qu’elle causait. Il mit très rapidement en cause l’industrie pétrolifère, l’accusant d’être responsable de centaines de milers de morts aux états unis. Les industries mises en cause (et plus particulièrement Ethyl) essayèrent de briser le professeur. Celui-ci vit une bonne partie de ses crédits de recherches supprimés, et il fut même chassé de l’université, avant d’être blanchi de toutes les accusations mensongères dont il avait été la cible.

Une interdiction sans scandale

En 1948, l'interdiction de l'utilisation du plomb dans les peintures est prononcée. Mais comme elle ne s'accompagne d'aucune obligation pour les propriétaires de repeindre leurs logements, les peintures au plomb continuent, aujourd'hui encore, d'empoisonner des enfants. En 1995, les canalisations en plomb sont interdites dans les nouveaux logements. Depuis 1945 toutefois, les plombiers les remplaçaient, pour des questions de coût, par du cuivre, de l'acier ou du PVC. En 1999, un arrêté interdit la vente de l'essence avec plomb. Une interdiction prononcée en 1975 aux Etats-Unis. Aujourd'hui, enfin, l'Europe réduit la quantité de plomb tolérée dans l'eau du robinet.

Un des points remarquable de cette interdiction est que chez nous celle-ci est passée sans aucun scandale. Tout d’abord il n’y a pas eu de mobilisation (écologique) comme dans d’autres secteurs ou l’innovation technologique s’est révélée dangereuse. Les grandes firmes ont négociés habilement, et ont toutes revendues les firmes qui existaient dans le domaine des additifs de l’essence (outre Etyl, la plupart des compagnies pétrolières entretenaient des filiales dans le domaine extrêmement profitables des additifs à l’essence.

Elles ont surtout su communiquer habilement sur le fait que l’essence au plomb, outre les problèmes de santé publique qu’elle comportait, était de toute façon incompatible avec la technologie des « pots catalytiques » qui allait devenir obligatoire pour diminuer les émanations de l’essence.

Mais si la question de la santé publique a été passée sous silence, le problème subsiste.  

A l'heure actuelle, trois sources de pollution par le plomb demeurent. D'abord les rejets physiques. Chaque année, 7,5 millions de batteries contenant 75 000 tonnes de plomb sont abandonnées. Mais pour les batteries comme pour les «verres techniques» (écrans de TV ou d'ordinateurs) une interdiction du plomb n'est pas envisageable car «il n'y a pas de possibilité de substitution à l'horizon de dix ans». En théorie, ce plomb doit être recyclé, mais «entre 5 et 10 % des batteries échappent encore au circuit de retraitement, ce qui représente 7 500 tonnes», rappellent les parlementaires. Abandonnées, elles polluent l'environnement. Normalement, les entreprises fautives devraient être sanctionnées mais les pouvoirs publics laissent faire.

Viennent ensuite les rejets atmosphériques. Dans ce domaine, la situation se serait considérablement améliorée depuis l'interdiction de l'essence avec plomb. En 1990, le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa) évaluait à 4 576 tonnes les émissions de plomb. Sur ce total, 4 108 venaient des transports. En 2002, elles devraient chuter à 387 tonnes. Dont zéro pour les transports. Les principaux émetteurs seront alors les usines d'incinération des ordures ménagères.

Oiseaux. S'ajoute enfin à cela les effets de la chasse. Chaque année, les chasseurs tirent 250 millions de cartouches contenant 6 000 tonnes de plomb. Dans l'estomac des oiseaux, ces billes se dissolvent «en vingt jours», observent les auteurs du rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques sur «les effets des métaux lourds sur l'environnement et la santé», publié le 11 avril. Résultat: des cas de saturnisme chez les oiseaux. Des munitions alternatives existent pourtant. Les Etats-Unis et des pays nordiques et anglo-saxons ont signé la Convention de 1996 sur la protection d'espèces d'oiseaux d'eau, qui interdit l'utilisation du plomb dans les zones humides. Mais la France ne l'a toujours pas fait.

Selon l’Agence des États-Unis pour la protection de l’environnement, l’interdiction d’utiliser de l’essence au PTE a permis au pays d’économiser plus de 400 millions de dollars par an en soins de santé des enfants

Et maintenant, l’empoisonnement continue, autre part

L’interdiction de l’essence plombée aux usa (en 1975) et en France (en 1995) n’empêcha  pas l’exploitation de l’essence plombée de continuer, plus discrètement. C’est désormais les pays « émergents », l’Afrique et l’Amérique latine sans oublier l’Asie qui sera désormais la cible des industriels. Mais des progrès sont a souligner, extrêmement lents. Le mali a par exemple interdit l’essence plombée en 2006. D’autres pays africains commencent a parler de prendre des mesures. La prise en compte de ce problème de santé publique avance a pas compté. Au prix de combien de milliers de morts ?

Un excellent ouvrage traite de l'histoire de l'essence plombée, des polémiques qu'elle a entrainé, et de la constitution d'un lobby scientifico industriel apte a repousser au maximum la prise en compte sérieuse d'un problème de santé majeur Ce lobby a servi ensuite de modèle a toutes les industries confrontées a la contestation politique et scientifique de leurs produits (tabac, nucléaire ou ogm se sont largement inspirées des procédés mis au point par du pont de nemours dès les années 20)

Jamie Lincoln Kitman - Histoire secrète du plomb - Editions Alia - 2005 - 160 pages

Présentation de l'ouvrage par l'éditeur :

“L’histoire vraie de l’essence plombée, une entreprise commerciale triste et sordide, rejoindrait tranquillement et sans faire de bruit les oubliettes de l’Histoire si on laissait les capitaines d’industrie en faire à leur guise. Mais l’heure est venue de raconter cette histoire. Les aventuriers de l’essence plombée ont pollué le monde, à grande échelle, pour leur profit et, dans le même temps, ils ont servis de modèle aux industries de l’amiante, du nucléaire, du tabac et des pesticides, comme à d’autres acteurs économiques sans foi ni loi, en se cachant derrière le paravent de l’incertitude scientifique afin d’échapper à l’évidence accablante que leurs produits sont dangereux.”

L’Histoire secrète du plomb est une grande enquête dont la publication en 2000 a fait sensation. On y apprend pourquoi Los Angeles est enfouie sous le smog, comment la seconde révolution industrielle a entretenu des liens durables avec l’Allemagne nazie et quels buts poursuivent les industriels qui empoisonnent la planète et ses habitants en parfaite connaissance de cause depuis bientôt 80 ans. En remontant aux années 10, avec la naissance de l’industrie automobile, Kitman raconte à la façon d’un récit policier l’histoire des manigances des grands groupes automobiles, en particulier Du Pont et la General Motors, pour imposer le plomb comme additif à l’essence, alors que ses effets nocifs furent très tôt connus. Intrigues, dissimulations, ententes secrètes, pressions, chantages, procès se succèdent tout au long du siècle pour vendre ce poison puis tenter de dissimuler au public sa dangerosité pour l’homme et l’environnement. Tandis que de l’autre côté, la résistance des citoyens et des associations s’organise, qui, après bien des épreuves aboutira finalement à l’interdiction de l’essence plombée. Sans jamais être vindicatif ou inutilement polémique, Kitman se contente de laisser parler les faits et révèle un aspect largement ignoré des dangers que l’industrie moderne fait peser sur la planète.



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MessageSujet: Re: Le plomb cet ennemi !   Lun 18 Jan 2016 - 8:37

qu'est ce qui t'arrive Francis.... tu es malade, tu commences à délirer...
sans blagues, tu as du en mettre un sacret bout de temps à taper tout cela. Tu n'as pas du dormir, tu dois être fatigué maintenant.
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Bouzic
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MessageSujet: Re: Le plomb cet ennemi !   Lun 18 Jan 2016 - 9:43

Ça s’appelle du copié collé Dédé, mais effectivement j'aurai du mettre le lien pour ne pas faire fuir les lecteurs Very Happy :
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MessageSujet: Re: Le plomb cet ennemi !   Lun 18 Jan 2016 - 12:12


salut
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eilasor
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MessageSujet: Re: Le plomb cet ennemi !   Lun 18 Jan 2016 - 13:04

Du copié décollé de son support ?????
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MessageSujet: Re: Le plomb cet ennemi !   

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